BENJAMIN CONSTANT

VIE:

Après une éducation en Allemagne et en Écosse, il mena une vie errante et décousue avant de s’attacher à Mme de Staël pour une liaison orageuse (de 1794 à 1808) parallèlement à deux mariages successifs, situation paradoxale qui fut la matière de ses deux romans, Cécile et Adolphe (Londres, 1816).

Désireux de jouer un grand rôle politique, il manifesta son hostilité à Napoléon (pour lequel, cependant, il rédigea l’Acte additionnel lors des Cent-Jours) et devint le chef du parti libéral, sous la Restauration, acquérant par ses talents de pamphlétaire une immense popularité.

Plus que par son étude De la religion considérée dans sa source, ses formes et ses développements (incomplète, de 1824 à 1830), c’est par ses romans et par sa Correspondance, par les Journaux intimes et Le Cahier rouge (récit autobiographique), que Benjamin Constant a obtenu la célébrité littéraire, il manifesta une extrême subtilité dans l’analyse psychologique et une grande maîtrise stylistique pour dépeindre ce mélange d’égoïsme et de sensibilité qui se combinait en lui pour son malheur et celui des autres.

Même s’il reprend l’expression de Rousseau, il le critique vigoureusement. Il attaque surtout l’idée d’aliénation de tous les droits naturels dans le contrat social.

ADOLPHE:

Adolphe, écrit vers 1806, publié en 1816, Benjamin Constant (25 octobre 1767 - 8 décembre 1830).