chateaubrind (1768-1848)
| VOYAGE | VIE POLITIQUE | OEUVRES | ||
| Naissance | Saint Malo | 4 Septembre 1768 | ||
| Origines | famille noble | |||
| Enfance et adolescence | en Bretagne | il se passionne pour lécriture | ||
| Période de la Révolution | voyage en Amérique | Source dinspiration dAtala, de René et de Natchez | ||
| Sous Napoléon |
Voyage en Orient et à Rome | Secrétaire dambassade à Rome | Les Martyrs et litinéraire de Paris à Jérusalem et Le Génie du Christianisme. | |
| Restauration | Idéal de liberté et il recherche un régime capable de le réaliser, il abandonne la cause napoléonienne , évolue vers la tyrannie. | Ministre et ambassadeur à Londres, mais il abandonnera la vie politique | ||
| Dernières années de sa vie | Il mort en 1848 | Il rappelle son passé | Mémoires doutre Tombe. |
ATALA ET RENE
Probablement conçu d'abord comme un épisode de l'épopée
américaine des Natchez, puis remanié pour illustrer
dans le Génie " l'harmonie de la religion
chrétienne avec les scènes de la nature et les passions du cur
humain ", mais publié séparément dès 1801, Atala
est en quelque sorte l'acte de naissance de Chateaubriand
romancier : " C'est de la publication d'Atala
que date le bruit que j'ai fait dans ce monde... "
Cette " sorte de poème, moitié descriptif, moitié
dramatique ", qui amalgame un conte américain et des
récits d'explorateurs aux souvenirs du voyageur de 1791, connut
un succès égal à ceux de La Nouvelle Héloïse (1761)
ou de Paul et Virginie (1788). En flattant le goût du
public pour l'exotisme et son penchant naturel pour une histoire
d'amour pur et contrarié, Chateaubriand allait au-devant de la
réussite. Par-delà ce triomphe auprès des lecteurs de l'Empire,
Atala peut être tenu pour le premier récit de toute
une poétique romanesque où la passion sera décrite comme
sacrifiée et la mort comme fatal corrélat du désir.
Ce roman inspiré des voyages de Chateaubriand en Amérique
raconte le parcours d'un vieil indien qui, d'abord fait
prisonnier par les Français, s'évade avec l'aide d'Atala, une
jeune indienne. Atala, déchirée entre son amour pour l'indien
et son voeu d'entrer en religion se donne la mort. Les
descriptions de la nature, l'ambiance mystique et les personnages
complexes font de ce roman l'une des oeuvres fondamentales du
romantisme.
En Louisiane, un vieil Indien aveugle, Chactas, raconte sa vie à
René, un jeune Français qui souhaite vivre au milieu des
Indiens. Recueilli et élevé par un Espagnol, Lopez, le
jeune Chactas est fait prisonnier par les ennemis de sa tribu ;
une Indienne de religion chrétienne, Atala, le sauve et s'enfuit
avec lui. Un terrible orage les oblige à s'abriter sous un arbre ;
là, Atala révèle à son compagnon qu'elle est en réalité la
fille de Lopez. Le couple finit par trouver refuge dans la
mission du père Aubry. Désireux d'épouser celle qu'il aime, et
séduit par l'uvre accomplie par le missionnaire, Chactas
est prêt à se convertir. Mais Atala, qui a été consacrée par
sa mère à la Vierge, et qui craint de ne pouvoir rester fidèle
à ce vu, s'empoisonne. Elle a toutefois le temps de révéler
son secret à Chactas, qui l'ensevelit, puis se convertit. Bien
plus tard, le narrateur retrouve la petite-fille de René : il
apprend d'elle que Chactas, René et tous les membres de la tribu
des Natchez ont été massacrés par les Français.
LE GENIE DU CHRISTIANISME
Le Génie du Christianisme a marqué une rupture avec le passé que Chateaubriand s'est plu à souligner, dramatiser.
C'est selon Chateaubriand lui-même un double deuil (la mort
de sa mère et de sa sur en 1798) qui l'incite à écrire
le Génie du Christianisme ou Beautés de la Religion chrétienne.
Lorsqu'en 1799, Chateaubriand commence la rédaction du Génie du
Christianisme, il réside en Angleterre. Alors que deux ans
auparavant (1797), il avait publié Essai sur les révolutions ,
un texte qui réduisait le christianisme à un simple fait
historique et social, avec le Génie du Christianisme, il opère
une étonnante conversion ( " J'ai pleuré et j'ai cru...");
un livre également marqué du sceau du remords " Un livre
écrit en expiation de l'Essai".
Le Génie du Christianisme parait en France en 1802, juste après
la réconciliation entre l'Eglise et l'Etat, et à un moment ou
la France sort du chaos révolutionnaire et aspire à un
renouveau religieux. Ce livre remporte un immense succès, l'auteur
ayant su capter les aspirations et la sensibilité de cette
période.
Le Génie du Christianisme célèbre le christianisme, mais
contient également une réflexion politique et morale.
Chateaubriand souhaite apporter la démonstration que la religion
chrétienne, est " la plus poétique, la plus humaine, la
plus favorable à la liberté, aux arts et aux lettres ", et
est aussi un facteur de progrès.
Cet essai comprend quatre parties :
1ère partie : Dogmes et doctrines
Chateaubriand y expose la beauté des dogmes, des sacrements, des vertus théologales, des textes sacrés, et des mystères de la religion chrétienne . Il y dresse un tableau de l'univers chrétien et essaie de prouver l'existence de Dieu au travers de l'harmonie du monde et des merveilles de la nature.
2ème partie : Poétique du Christianisme
Il donne ici une explication des effets et de l'influence de la
foi chrétienne sur l'inspiration poétique. Il compare la
littérature ayant subi l'influence du christianisme à celle de
la littérature antique et en conclut qu'aucune religion n'a
aussi profondément pénétré les mystères de l'âme humaine,
ni aussi fortement senti les beautés de l'univers.
3ème partie : Beaux-arts et littérature
Chateaubriand évoque l'influence du christianisme sur le
développement de l'architecture (églises gothiques,
cathédrales) , la peinture ( les thèmes chrétiens qu'elle a
représentés, tel le sacrifice d'Abraham) . Il montre également
comment elle a influé sur les travaux des savants, des
philosophes, des historiens. Il cite comme exemple le génie de
Pascal, l'éloquence de Bossuet, La Bruyère et Fénelon. Il
termine cette partie par une réflexion sur le rapport entre
nature, religion et passion.
4ème partie : Culte
Cette dernière partie est un aperçu historique des traditions , des cultes et des cérémonies de la religion chrétienne . Chateaubriand y évoque la sonnerie de cloches, la décoration des édifices religieux, la solennité des offices.
Né sur les ruines de l'empire romain, le Christianisme a été un puissant élément de la civilisation ; un moment, il a été mis en danger en raison de la brutalité des hommes. Pour Chateaubriand il "sortira triomphant de l'épreuve qui vient de le purifier".